Il s’agit d’une femme de 40 ans très mince, ayant déjà vécu 2 grossesses, la dernière datant de 2 ans et n’en souhaitant plus d’autres. Sa poitrine a toujours été petite, mais les 2 grossesses ont achevé définitivement cette hypoplasie mammaire, au point de considérer cette intervention comme une chirurgie réparatrice indispensable au développement de sa féminité. Sur le plan technique, la difficulté réside bien sur dans la finesse des tissus de couverture : peau, glande, graisse et même muscle. Pour obtenir le résultat le plus naturel, j’ai recours dans ces cas à une prothèse anatomique en position rétro-musculaire par voie aréolaire.

Si dans certaines interventions, d’aucuns se demandent, quelle est la motivation d’une patiente qui possède une jolie poitrine et en désire malgré tout une encore plus volumineuse; dans cette indication, on ne peut qu’encourager la démarche de cette patiente, qui évidemment vit comme très traumatisante cette poitrine hypotrophique. Il s’agit d’un véritable cas de chirurgie reconstructrice, pour ma part.