Implants Mammaires

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AUGMENTATION DU VOLUME DES SEINS – LES IMPLANTS MAMMAIRES

Dr F. Ouakil, chirurgien esthétique Paris, informations, tarifs, photos, blog sur la chirurgie d’augmentation des seins par implants mammaires, traitement des petits seins, des asymétries mammaires et de la poitrine tombante. Intervention esthétique réalisée par un chirurgien esthétique à Paris, spécialiste expert formé auprès des meilleurs chirurgiens esthétiques français et brésiliens, avec une expérience de plus de 25 ans dans le domaine de la chirurgie esthétique des seins.

A qui s’adresse la pose d’implants mammaires ?

L’intervention d’augmentation mammaire est indiquée dans 4 situations principales :

  • Hypotrophie mammaire :

Il s’agit de jeune femmes, souvent minces ayant eu un développement insuffisant de leur glande mammaire au cours de leur puberté et qui désire une poitrine « normale ». La seule pose d’un implant mammaire, en général en arrière du muscle pectoral quand les côtes sont visibles, amènera le volume et la forme recherchés. On proposera d’y associer un lipomodelage (lipofilling) de la poitrine qui s’avère très utile dans cette indication. On pourra dans certains cas malgré des téguments minces, proposer la pose d’un implant devant le muscle grâce à l’association à un lipofilling des seins.

impant mammaire anatomique hypotrophie

Une prise en charge partielle par la sécurité sociale est envisageable si le bonnet est inférieur à A, c’est à dire en cas de poitrine quasi-inexistante.

  • Ptôse mammaire modérée et fonte glandulaire (seins tombant légèrement et vidés) :

C’est le cas de femmes ayant eu plusieurs grossesses, ou ayant perdu beaucoup de poids, souvent plus de 20 kg. Les seins sont alors plats et reposent sur la partie haute du ventre. L’objectif de la pose d’implants mammaires sera alors, de remonter le sein par le remplissage du quadrant supérieur et de rendre plus ferme le sein qui a perdu de sa tonicité, grâce à la mise en place d’implants mammaires, pour le remplir, notamment sur le haut et  en arrière de la glande ainsi remodelée et raffermie. Seules les petits degrés de ptôse mammaire pourront bénéficier d’une augmentation par implants sans lifting mammaire associé.

  • Augmentation esthétique de la poitrine :

Il s’agit de patiente dans une démarche personnelle et esthétique pure. Le volume des seins pourrait être jugé suffisant, mais  la volonté d’une poitrine encore plus féminine, plus galbée est exprimée. Une implantation sera alors décidée dont le volume et la forme seront adaptés au souhait de la patiente et au sein préexistant. L’implant mammaire sera plus souvent placée en avant du muscle.

  • Asymétrie mammaire :

On peut dans ce cas, poser des implants de taille ou de forme différente de chaque côté. Une prise en charge par la sécurité sociale est possible dans ce cas. Mais seulement pour augmenter le plus petit côté en supposant que la différence entre les 2 seins soit d’au moins un bonnet.

Peut-on faire poser des implants mammaires avant une grossesse ? Peut-on allaiter avec des implants mammaires ?

Oui, car la prothèse se situe derrière la glande mammaire ou encore plus profondément, derrière le muscle pectoral. La glande mammaire fonctionne donc normalement et une grossesse est possible. L’allaitement est autorisé mais peut être compromis si l’incision est trans ou péri-aréolaire, car la section de quelques canaux peut entrainer un engorgement mammaire qui obligerait à le stopper. Une cicatrice sous-mammaire n’aura en revanche aucune conséquence sur l’allaitement. En revanche, la grossesse entraînant souvent des modifications au niveau des seins (tombant, vidé, aplati), il est judicieux de différer l’intervention si une grossesse est envisagée dans les 12 mois à venir. De la même façon, certains patientes développent des coques sur prothèses pré-existantes pendant leur grossesse.

Quels sont les différents types d’implants mammaires disponibles?

Ils existent 2 principaux types de matériaux de prothèses en France  :

  • La silicone : gel aujourd’hui plus cohésif et stable par rapport aux implants plus anciens. Il donne les meilleurs résultats sur le long terme.
  • Le sérum physiologique (eau salée, naturelle) totalement inoffensif mais aux risques de déformations et de dégonflement plus importants.
  • L’hydrogel
  • Le polyuréthane qui est une sur-couche résorbable ajoutée à un implant en silicone classique.

Ils existent plusieurs formes de prothèses :

  • Rondes à profil plus ou moins haut, permettant de choisir une projection à la demande.
  • Anatomiques, en forme de goutte ou asymétriques, avec une forme en miroir entre le droit et le gauche, recherchant un aspect naturel mais au risque de rotation secondaire, malgré tout très faible.

Voir l’article sur les différentes techniques de pose d’implants mammaires

Quelle est la durée de vie d’une prothèse mammaire?

Les implants mammaires ont une enveloppe qui s’use progressivement. Sa rupture paraît inéluctable dans un délai variable. En théorie, la durée de vie d’un implant mammaire est en moyenne de 15 à 20 ans. Il est indispensable de surveiller régulièrement un implant en silicone. Une visite annuelle de contrôle chez le chirurgien est nécessaire à partir de la 2éme année postopératoire. Concernant les prothèses salines (remplies de sérum physiologique), aucune surveillance n’est nécessaire puisque la rupture se traduit immédiatement par un dégonflement de la prothèse. L’eau sera résorbée sans complication. Le changement sera programmé à partir du moment où le diagnostic de rupture sera posé. Cela devra être réalisée rapidement pour éviter des déformations irréversibles du sein qui se rétracte de façon anarchique autour d’un implant vidé et froissé. Il faut considérer qu’un implant mammaire n’est pratiquement jamais définitif. Un changement de prothèses est un geste chirurgical différent du premier , mais souvent mieux toléré que la première mise en place.

Comment se déroule l’intervention d’augmentation de la poitrine par implants mammaires?

Elle se déroule sous anesthésie générale.
Avant l’intervention, seront pratiquées une mammographie et une échographie systématiquement.
Une hospitalisation de 24 heures ou ambulatoire de 12 heures en clinique est généralement suffisante.

  • LES INCISIONS DE POSE D’IMPLANTS MAMMAIRES

    La cicatrice, qui fait environ 5 centimètres de long, se trouve soit sous le bras, dans l’aisselle, soit autour de l’aréole dans sa moitié inférieure à la limite entre la peau colorée de l’aréole et la peau claire, ou dans de rares cas dans le sillon sous le sein. Elle devient le plus souvent quasiment imperceptible. Mon option prioritaire est la voie hémiaréolaire inférieure qui offre le meilleur résultat possible en restant discrète et cachée.

implants mammaires incisions
Incisions de pose d’implants mammaires
  • LES POSITIONS DE POSE D’IMPLANTS MAMMAIRES

Elle sera toujours placée en arrière de la glande mammaire (ainsi projetée vers l’avant).

Soit derrière le pectoral, position rétro-musculaire, en général en Dual-Plane.

Soit devant le muscle pectoral, position classique ou rétro-fasciale.

Le choix de la position de la poche de l’implant mammaire se fera en fonction de différents critères :

  • Forme et volume du sein préexistants
  • Finesse de la peau et de la graisse sous-cutanée, notamment dans la partie haute du sein
  • Tonicité du muscle pectoral
  • Longueur du buste
  • Association d’un lipofilling
  • Désir de la patiente par rapport à la forme définitive du sein : plus ou moins bombé, plus ou moins haut
  • Activité sportive
  • En cas de changement, il est prudent de reprendre la même situation que précédemment
  • Type d’implant, p.ex. les prothèses en sérum se mettent préférentiellement en rétro-pectoral

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Avant prothèse      Prothèse pré musculaire      Prothèse rétro musculaire

Au réveil, les seins seront maintenus par un pansement élastique, remplacé dès la sortie:

  • soit par un soutien-gorge de maintien sans armature, fermé par devant, à garder 6 semaines
  • soit par un soutien-gorge avec contenseur mammaire, « bandeau » à bande Velcro, serré sur le haut de la poitrine, à garder 2 à 3 semaines, jour et nuit et qui maintiendra les prothèses en bonne position et accompagnera l’assouplissement progressif de l’implant mammaire lié à une véritable expansion cutanée.

Rarement, sur le côté sortent 2 petits tuyaux (drains) reliés à un flacon qui aspire les sérosités produites par l’intervention. Ils seront retirés le plus souvent avant la sortie.

Quelles sont les suites opératoires?

Les suites sont plus ou moins douloureuses, notamment si la prothèse est située derrière le muscle. A la sortie seront prescrits systématiquement des antibiotiques et des calmants anti-douleur.

Les fils, le plus souvent résorbables, ne nécessitent pas d’être retirés.

Pendant les 8 premiers jours après la pose d’implants mammaires, il sera interdit, de porter des charges, de garder les bras en l’air ou de conduire un véhicule. Un arrêt de travail minimum de 5 jours est exigé.

Ensuite une activité normale est autorisée. Les sports seront interdits 6 semaines.

Les risques à court terme de la chirurgie des seins sont l’hématome, l’infection ou le déplacement d’une prothèse mammaire. Une intervention peut alors être nécessaire.

Peut-on surveiller normalement des seins avec implants mammaires ?

Oui, car la glande mammaire préexistante étant située en avant sous la peau. reste accessible à la palpation et à tout examen radiologique. En revanche, il sera important de bien informer le radiologue qui devra manipuler les seins prudemment. Nous conseillons de réaliser cet examen dans des centres aguerris à cette situation.

Existent-ils des risques pour la santé à long terme des femmes porteuses d’implants mammaires?

Il a été démontré par des études scientifiques à grande échelle, que la pose de prothèse en silicone n’entraînait aucune maladie générale, ni ne favorisait l’apparition de cancer. Par contre, la silicone qui pourrait s’échapper après rupture est susceptible d’abîmer les tissus où elle se fixe. La surveillance par des visites annuelles chez le chirurgien et des bilans radiologiques comprenant échographie et mammographie, complétées au moindre doute par une IRM afin de détecter une éventuelle fuite sont obligatoires au minimum une fois tous les 2 ans. Le changement des prothèses, qui se fait en moyenne tous les 15 à 20 ans, préviendra tout problème.

La présence de liquide visible en échographie implique un contrôle immédiat pour analyse

A quel moment obtient-on le résultat définitif après la mise en place d’implants mammaires?

Au début les seins sont tendus et bombés en haut, mais progressivement en 3 mois, les seins désenflent, s’assouplissent, perdant 15 à 20 % de leur volume postopératoire immédiat.

Le risque à distance est l’apparition d’une coque, qui est une réaction excessive de l’organisme à l’implant mammaire. Le sein devient alors ferme voire dur. Cela peut entrainer aussi un déplacement secondaire de l’implant mammaire. Ce risque qui oblige parfois à une reprise chirurgicale reste rare, environ 1-2% des cas, grâce à la grande qualité de fabrication des implants mammaires actuels.

En conclusion

L’augmentation mammaire sera réalisée le plus souvent par la pose de prothèses. Le choix de celle-ci se fera en concertation avec le chirurgien qui prendra en compte tous les critères esthétiques, psychologiques ou médicaux. Le grand choix d’implants disponibles et la qualité actuelle des matériaux utilisés autorisent à espérer un résultat très naturel en toute sécurité, sous couvert d’un suivi régulier. Une nouvelle technique, par injection d’acide hyaluronique (Macrolane), permet sans intervention une augmentation mammaire modérée. Le produit se résorbe à 100% en 2 ans; il est ainsi conseillé de ré-injecter une 1/2 dose tous les ans. C’est une technique qui présente à mes yeux 3 inconvénients : non permanente, chère et non validée à 100 % par les sociétés savantes qui émettent des réserves sur leur théorique innocuité à long terme.

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